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Mixmag – 10 Tracks pour (re)découvrir l’influence du label Micronautics sur la scène française

20/09/2017

Mixmag France m’a demandé de sélectionner dix morceaux emblématiques sortis sur Micronautics, en terminant par l’avant-première du nouveau titre de Rituel qui sort ce vendredi. « 10 Tracks pour (re)découvrir l’influence du label Micronautics sur la scène française » par M.-C. Dapoigny pour Mixmag France, 20 septembre 2017 :

Rituel (Christophe Monier & Thomas Regnault) by Emmanuelle Mafille (2017)

Le label français est revenu en force avec un remix acid techno de Daft Punk

Figure de proue de la première génération de producteurs et activistes du mouvement rave en France, The Micronauts aka Christophe Monier est un nom incontournable pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la scène parisienne des années 90. Connu pour ses inspirations acid house et disco, The Micronauts perce sur la scène internationale dès le debut single « Get Funky Get Down », sorti en 95 sur Phono. Un titre accompagné du tout premier remix acid techno d’un duo local alors à peine connu nommé Daft Punk, qui leur demande la permission de remixer le morceau en soirée.

S’ensuit une ribambelle de remix de qualité pour The Chemical Brothers, OMD, Underworld et Madonna. Directeur du légendaire fanzine eDEN, ayant inspiré le film du même nom, Christophe Monier fonde le label Micronautics en 2004, où il sortira le fameux « High Rise », un titre qui fera le tour des sets de DJs de renommée mondiale comme Sven Väth, Dave Clarke et Chris Liebling. Le label a plus tard accueilli de nombreuses sorties du duo garage Rituel, le projet de Christophe en collaboration avec Thomas Regnault.

Il y a quelques semaines, Micronautics a fait un comeback fracassant avec une réédition du premier remix de Daft Punk. Et la star de leur nouvelle sortie n’est autre que Rituel, qui revient avec le titre « Dream » ft. Carlton. Pour fêter le retour du label sur le devant de la scène, on a demandé à ses deux directeurs Christophe et Thomas de nous raconter leur histoire en 10 titres ayant scellé leur empreinte sur la scène française.

1 – The Micronauts « Get Funky Get Down »

C’est mon premier morceau en tant que The Micronauts, un morceau d’acid house produit en 1994 avec le fameux synthé Roland Bassline TB-303. Il sort à l’époque sur le label londonien Phono, aujourd’hui disparu, qui a découvert Matthew Herbert, Morgan Geist, DJ Assassin ou encore Freaks (alias Luke Solomon & Justin Harris). Il vient de faire l’objet d’une réédition en vinyl et digital sur mon label, Micronautics. L’arrivée de l’acid house en Europe a été un choc qui m’a fait définitivement rentrer dans la musique électronique. Tout ce que j’aimais dans la musique s’y trouvait : l’urgence et la rage du rock, le groove et les basses de la soul, du funk et de la disco, l’expérimentation et l’abstraction de la musique contemporaine. En 1994 lorsque je produis ce morceau avec l’aide de George Issakidis, l’acid house est passé de mode depuis longtemps et la TB-303 est surexploitée dans des morceaux de techno-trance super linéaires et chiants, qui ne nous touchent pas beaucoup. Notre but est alors de rappeler qu’on peut l’utiliser autrement.

2 – The Micronauts « Get Funky Get Down (Daft Punk Remix) »

Pour la fête de la musique 1994, Greg Gauthier (futur organisateur des soirées Cheers avec Sven Love — en ce moment au Badaboum), organise une rave dans un gymnase parisien. Parmi les DJs à l’affiche, les Daft Punk qui viennent tout juste de sortir leur premier maxi, « The New Wave » sur le label écossais Soma. Quant à moi j’y fais un live sous mon alias Nature, en invitant sur scène quelques potes, Patrick Vidal avec qui je fais le groupe Discotique, DJ Pascal R avec qui je fais Impulsion et George Issakidis. Pendant « Get Funky Get Down », un chateau d’enceintes sur le côté de la scène s’écroule sous la pression des infra-basses d’un synthé poussé à fond. Après le concert, on discute avec les Daft qui nous disent qu’ils ont particulièrement apprécié l’aspect visuel, quatre gars le regard fixé sur leurs machines qui hochent la tête en rythme, ainsi que le morceau acid, « Get Funky Get Down » donc. Eux aussi adorent la TB-303 et trouvent qu’elle est surexploitée de manière chiante. Je ne sais plus comment l’idée surgit pendant la conversation, en tout cas il décident de remixer le morceau. Ça sera leur tout premier remix. Il se trouve aussi sur la réédition qui vient de sortir sur Micronautics, accompagné de deux versions totalement inédites, un edit récent de l’original par J Dubs (alias Jamie Fry qui dirige Stablo Records et, avec Radio Slave, The Double R) et une version de l’époque, plus deep, que j’ai retrouvée sur une vieille cassette.

3 – The Micronauts « High Rise »

C’est le morceau qui inaugure mon label Micronautics, lancé en 2004. Un gros track techno à base de synthèse granulaire et de samples de Stravinsky saturés. Le disque marche très bien, mais ce n’est qu’après coup, en récupérant des playlists à droite à gauche (c’était avant les réseaux sociaux), que je m’aperçois qu’« High Rise » été littéralement matraqué par les plus grands DJs techno : Dave Clarke, Sven Väth, Chris Liebing, Secret Cinema, etc. On l’entendra aussi beaucoup sur BBC Radio 1, dans l’émission de John Peel notamment et une bonne dizaine de fois dans celle de Fergie.

4 – The Micronauts « Sweat »

Ce morceau possède de grosses basses qui tapent bien comme il faut, là où il faut. Une bonne raison pour appartenir à cette sélection. Les infra-basses sont l’essence de la house et de la techno. Malheureusement elles sont trop souvent rognée dans les lieux qui diffusent ces musiques.

5 – Impulsion « The Trip (DJ Pierre Remix) »

Impulsion était mon projet parallèle avec DJ Pascal R, actif pendant les années 90. On avait demandé à DJ Pierre de remixer ce titre lors de sa sortie sur le label anglais Independiente en 1999. Ce remix a ensuite fait l’objet d’une réédition sur Micronautics il y a 5 ans. Bien sûr, je suis depuis toujours un gros fan de Nathaniel P. Jones aka DJ Pierre. Il invente l’acid house dans les années 80 à Chicago avec son groupe Phuture. Puis il s’installe à New York au début des années 90, devient un des DA de Strictly Rhythm et produit une série de classiques en inventant un nouveau son, le wild pitch, qui aura une influence énorme sur l’évolution de la house.

6 – Impulsion « Higher (Kings Of Tomorrow Ghetto Mix) »

Un autre remix d’un morceau d’Impulsion, cette fois par Kings Of Tomorrow, un grand groupe de garage new-yorkais qui a écrit de nombreux standards du genre : « Finally », « Set My Spirit Free », « Let It Go », « Ancestors », « Tear It Up »… Sorti originellement sur Small en 1998, il figure sur la même réédition que le précédent.

7 – Rituel « Single Minds »

https://soundcloud.com/rituel/rituel-single-minds

C’est le premier morceau de Rituel, mon projet parallèle deep house avec Thomas Regnault. Groove hypnotique, production moderne, sample vocal exhumé de mes archives, en l’occurrence provenant de « Single Minded People » de Nicolette, un morceau rave de 1990 produit par Shut Up And Dance.

8 – Rituel « Club Zanzibar » (Official Video)

« Club Zanzibar » est autant une référence à l’archipel tanzanien qu’à la discothèque éponyme, ouverte pendant les années 80 et située à Newark dans le New Jersey, où officiaient les DJs Tony Humphries, François Kevorkian ou Tee Scott. À l’instar du Paradise Garage à Manhattan, le Club Zanzibar est l’endroit où s’invente et se définit la scène garage, dans une version plus libre et sauvage. À l’origine de la vidéo se trouve une jolie histoire : nous sommes invités à mixer au Batofar lors du vernissage d’une exposition photo de Ruta Pu et Urte Janus, alias les Terrible Twins, deux jeunes artistes lithuaniennes installées à Londres. Nous faisons connaissance à cette occasion et tombons en admiration devant leur art, des autoportraits en costumes exubérants au milieu de décors sophistiqués. L’été suivant elles tournent la vidéo de « Club Zanzibar », en pleine nature et dans un hôtel abandonné, pendant un road trip à travers leur pays natal. Celle-ci raconte l’histoire universelle de la quête du lien social par la trance, au milieu des ruines d’une civilisation industrielle où la nature reprend peu à peu ses droits.

9 – Rituel « Nirvana Dance » (Official Video)

House et dubstep font groove commun et s’entrelacent pour habiller ce verset en sanscrit de la Bhagavad-Gita, la partie centrale du poème épique Mahâbhârata, traditionnellement chantée. « Nirvana Dance » a été repéré par Nihal, le DJ anglais roi de l’Asian beat, qui l’a joué dans son émission sur BBC Radio 1 et l’a placé en première place de son best of 2013. Le clip, aux qualités cinématographiques, a été tourné par Bruno Fontana au sein de la communauté indienne à Paris. Il raconte une histoire d’amour et symbolise la victoire de la spiritualité sur le matérialisme.

10 – Rituel Ft. Carlton « Dreams »

C’est le tout nouveau morceau de Rituel, qui sort le 22 septembre sur Micronautics. Il est chanté par Carlton, un pionnier du Bristol Sound qui a travaillé avec Massive Attack, Bomb The Bass et Smith & Mighty. Autant inspiré par New Order que par le « Your Love » de Frankie Knuckles et Jamie Principle, ce morceau mélange progressive house éthérée et synth-pop mélancolique. Laissons le mot de la fin à François Kevorkian lui-même : « it has good vocals and cohesive presentation for more lasting emotional impact, which is a quality I always appreciate (when I can find it at all). »

Rituel Ft. Carlton « Dreams » sort le 22 septembre via Micronautics.

Crédits
Texte : M.-C. Dapoigny, Christophe Monier, Thomas Regnault
Photo : Emmanuelle Mafille

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Institut Français de la Mode – Aux origines de la French Touch

26/03/2017

Frédéric de Longueau alias Aqua Lunga, sound designer, DJ et consultant, a donné une conférence passionnante sur la French touch, le 2 novembre 2016 à l’Institut Français de la Mode. Il en donne plusieurs définitions et fait débuter son histoire dès 1945. Mon travail y est cité plusieurs fois avec eDEN, Discotique, Impulsion et The Micronauts. Cette conférence, dont la conclusion résume parfaitement l’état de l’écosystème de la musique aujourd’hui, est en écoute sur SoundCloud et un condensé écrit est disponible depuis peu sur Medium.

Dash Radio / Electro City: Treasure Fingers’ Psychic FM #026

15/03/2017

Rituel “Give It Up (James DX Remix)” (from “Trois”, out 17 March on Sleazy Deep) is included in the mix show “Psychic FM” episode #026 by the Atlanta-based DJ Treasure Fingers (original air date: 6 March 2017 on Dash Radio / Electro City):

Past mondays #psychicFM featured a whole ton of fire.

Tracklist:
Pete Graham & Bumpy Fool – He Said (Original Mix)
Franky Rizardo – Same Man
Skapes – Keep It Real (Original Mix)
Eats Everything & Lord Leopard – Song For (Original Mix)
Sofi Tukker – Drinkee (Yeux Noir Remix)
Shibumi – I Like That (Rob Made Remix)
Rituel – Give It Up (James DX Remix)
Don Rimini – Planet Earth
Low Steppa – The Art (Being A DJ) (Low’s Art College Flex)
Joyce Muniz – Deeper feat. Human Life (Bas Roos Remix)
Dead Funk Feat. Shane Fontane – Freak All Night (Stacy Kidd Remix)
Harry Judda featuring Charli Brix – Only You (Original Mix)
Son Of 8 – Good Times
Quinten 909 – Crush On U (Original Mix)

Big ups to all the producers completely slaying right now, really inspiring <3

Andrea Fiorino Mastermix #503

08/03/2017

Rituel “I Want You Back” (from “Trois”, out 17 March on Sleazy Deep) is played by Czech house DJ Andrea Fiorino in his last Mastermix, #503 (week 10, 6 March 2017).
The show is broadcasted on more than 30 radio stations worldwide, including D3EP Radio Network, Clubland FM, WheresTheCulture, Housebeat Radio and Tongue & Groove Radio from UK, DanceRadio.ca from Canada, Is Good For You and Radio Glamour from Italy, DHLC Radio from Austria, Metro FM 97.8 and Xanthi Dee Jay 90.6 from Greece, We House Radio, ClubRádio, Kiss Morava and Kiss Hády from Czech Republic.
It’s also available as a podcast on iTunes and Podomatic.

Tracklist:
Soulfuledge – Batman Is Peter Parker (Soulfuledge)
Soul Divide – Catch The Light (ItaloBros Remix) (Amplified)
Keith Sibley – Stand By Me (Johan S Mix) (Plastik People)
Fatboy Slim – Where U Iz (12″ Mix) (Southern Fried)
Milk & Sugar – Higher & Higher (Milk & Sugar Remix) (Milk & Sugar)
Daniel Steinberg – Friends (Arms & Legs)
Jay-J & Sean Bass – Phone Number (Warehouse Mix) (Shifted Music)
Rituel – I Want You Back (Sleazy Deep)
Sebb Junior – Getcha Luv (Large)
Ian Carrera – What You Think (NU TRAXX)
Sandy Turnbull – From The Start (Galleria)
Sable Blanc – Finesse (Pole Position)

French Waves : Discotique, eDEN & The Micronauts

07/03/2017

(English below)

Le site French Waves conçu par Julian Starke et Guillaume de la Boulaye raconte une histoire de la musique électronique française et de la French touch, de 1989 jusqu’à aujourd’hui. Il cite certains des projets auxquels je participais, Discotique (mon groupe avec Patrick Vidal sur Rave Age Records), eDEN et The Micronauts :

JANVIER 1989 – MANU CASANA ET LES RAVES

« À l’image de l’Angleterre, la scène se développe également en dehors des clubs. Pionnières parmi les pionnières, on retrouve les soirées B.A.M. dès 1989 sur la péniche Marcounet près du Pont de Puteaux. Derrière cette organisation se trouve un certain Manu Casana, alors chanteur dans le groupe punk Sherwood Pogo et supporter ultra du PSG. C’est lors d’un séjour à Londres en 1987 qu’il participe, un peu à reculons, à sa première rave. Mais l’effet conjugué d’une nouvelle musique, l’acid-house, d’une nouvelle drogue, l’ecstasy, et du principe de faire la fête dans des endroits incongrus l’amène à une véritable révélation. Il n’a ensuite de cesse de vouloir reproduire le même type d’événements en France, sur la base d’idéaux pacifistes et utopistes. Après ses premières soirées confidentielles à Puteaux il s’associe à un journaliste musical, Luc Bertagnol, pour des fêtes plus ambitieuses sous le nom de Rave Age. Les deux compères se disputent aujourd’hui la paternité de ce nom resté mythique. C’est l’époque des raves restées mythiques comme celle du Collège arménien et du Fort de Champigny. Parallèlement, Manu Casana, qui travaille également dans l’industrie du disque chez un distributeur, monte le tout premier label électronique. Toujours un peu punk dans l’âme, il détourne le logo de la Fraction Armée Rouge pour créer celui de Rave Age Records. Il y publie des artistes internationaux avec qui il a tissé des liens comme Frankie Bones et son frère Adam X. Mais aussi, et surtout, des Français tels Patrick Vidal, Christophe Monier, Electrotête, Juantrip ou encore le duo Pills. Le label tracera sa route jusqu’en 1993, sans rencontrer un immense succès, mais la pierre angulaire de la scène hexagonale est désormais posée. »

JANVIER 1992 – LE PREMIER FANZINE

« Un premier fanzine consacré à la house, la techno et les raves sort. Non pas dans les kiosques, mais vendu à la criée dans les raves et les clubs, ainsi que chez les disquaires spécialisés. Très attaché aux valeurs utopistes véhiculées par le mouvement dans cette période fondatrice, il voit dans ces soirées et ces musiques nouvelles une sorte de petit paradis. D’où son nom : Eden. On retrouve derrière cette publication le musicien Christophe Monier – The Micronauts – l’activiste Christophe Vix-Gras et le graphiste Michaël Amzalag. Ce dernier apporte une esthétique très soignée à ce fanzine de petit format – A6, qui tient dans une poche de jean – ce qui sera l’une des clés de son succès. Tous les rédacteurs sont bénévoles et on retrouve parmi eux aussi bien des journalistes confirmés comme Vincent Borel, David Blot ou Didier Lestrade que des artistes qui s’essaient à la plume. Pêle-mêle : DJ Deep, Sven Løve, Alan Braxe ou encore D’Julz. C’est aussi là que Loïc Prigent, qui deviendra un journaliste de mode reconnu, écrit ses premiers textes. Une véritable dream team qui fera vivre le fanzine deux années durant avec une fréquence de parution très aléatoire. Sept numéros seront publiés, traitant aussi bien des sorties de disques que de reportages en soirées, de critiques acerbes sur certains acteurs ou de tribunes enflammées. La question de la drogue y est abordée sans tabou ni angélisme. De nombreux DJs y publient aussi leur playlist. Notons enfin que le film Eden de Mia Hansen-Løve, sorti en 2014, et retraçant le parcours désenchanté de son frère, le DJ Sven Løve, prend son titre dans celui de ce fanzine resté culte. »

eDEN1 couv, graphisme M/M (Paris), 1992

The website French Waves designed by Julian Starke and Guillaume de la Boulaye tells a story of French electronic music and the French touch, from 1989 until today. It cites some of the projects I was involved in, Discotique (my band with Patrick Vidal on Rave Age Records), eDEN and The Micronauts:

JANUARY 1989 – MANU CASANA AND RAVES

“As was the case in England, the scene developed outside of the club as well. The B.A.M collective blazed the trail as early as 1989 with the parties it organized on the Marcounet barge near Pont des Puteaux bridge. Three friends including Manu Casana, a singer in the punk group Sherwood Pogo and a diehard fan of the Paris Saint-Germain Football Club, spearheaded the effort. It was during a visit to London in 1987 that he participated, somewhat reluctantly, in his first rave. However, the combined effect of a new type of music, acid house; a new drug, ecstasy; and the concept of hosting parties in unexpected places was a revelation for him. He then sought to reproduce the same kind of experience in France, where he wanted to organize events based on pacifistic and utopian ideals. After his first under-the- radar parties at Puteaux, he joined forces with a music journalist for the French magazine L’Express, Luc Bertagnol, to put on more ambitious events under the name of Rave Age. These two former friends are now in an ongoing feud, each one claiming they have originated the name. What followed was a series of raves that remains legendary to this day, including parties at the Collège Arménien and the Fort de Champigny military base. At the same time, Manu Casana, who was also involved in the record industry through his job with a distributor, started the very first electronic music label. In a nod to his punk roots, he borrowed from Fraction Armée Rouge’s logo when designing one for Rave Age Records. The label featured international artists with whom Casana had developed a relationship, including Frankie Bones and his brother, Adam X. Importantly, the label also worked with French artists like Patrick Vidal, Christophe Monier, Electrotête, Juantrip, and the Pills duo. Though the label continued to operate until 1993 without ever truly making it big, the stage had officially been set for the electronic music scene in France.”

JANUARY 1992 – THE FIRST FANZINE

“The first fanzine about house, techno, and raves was published in May. Instead of being sold at newsstands, the magazine was hawked at raves, clubs, and specialized record stores. The publication was very committed to the utopian values promoted by the movement during this foundational period. Entitled Eden, it considered raves and the new sounds being played there to be a sort of miniature heaven. The magazine was published by the musician Christophe Monier (The Micronauts), activist Christophe Vix-Gras, and graphic artist Michaël Amzalag. This last contributor brought an especially sleek design to this pocket-sized fanzine that proved to be a key factor in its success. All of its writers worked on a voluntary basis, including experienced journalists such as Vincent Borel, David Blot, and Didier Lestrade as well as artists who decided to try their hand at writing such as DJ Deep, Sven Løve, Alan Braxe, and D’Julz. It was also where Loïc Prigent, who would go on to become a famous fashion journalist, wrote his first articles. This dream team ran the fanzine for two years, publishing seven issues at irregular intervals. The articles discussed record releases and raves and included biting critiques of specific figures as well as enthusiastic editorials. The issue of drug use was examined openly but not idealized. A number of DJs also publish their playlists in the magazine. Mia Hansen-Løve’s 2014 film Eden examines the career of her disillusioned brother, the DJ Sven Løve, and is named after the fanzine, which remains a cult classic.”

Killahbeez Mixtape Mondays: Electronic Exploration 459 Metrist

28/02/2017

Metrist’s new mixtape for Rob Booth’s Electronic Explorations podcast series uses Underworld “Bruce Lee (The Micronauts Remix)”. The mixtape is also featured by the American street culture blog Killahbeez in its Mixtape Mondays selection.
Mixtape Mondays: Electronic Exploration 459 Metrist” by Van for Killahbeez, Monday 27 February 2017:

For this week’s Mixtape Mondays selection, we paid a visit to Rob Booth’s Electronic Explorations podcast series. Brighton based Metrist (or Metrist L. Sae or Joe Higgins to those that know him personally) takes over Episode 459 and presents us with 57 minutes of broken beat and techno. Recorded live at Patterns in Brighton, the mix has an intro that’ll remind you of a live show where you and your friends are grabbing a brew right when the main act starts, positioning yourself for optimal 4/4 enjoyment. Have a listen and or skip to the 4 minute mark if you wanna get to the meat and bones of this mix.

“This is pretty representative of what I play, minus the drone. I am getting a lot of fun out of the amalgamation of broken beat and 4 to the floor work as I have always drifted unknowingly between the two – this mix I guess is an audible representation of my unwillingness to focus on one or the other.”

“Thank you to Patterns, Brighton for letting me record this in the club, and thanks to the wandering bar staff walking through the room at various points.” – Metrist

01 Paul De Marinis – Lecon Par L’aiguile [Lovely Music LTD]
02 Mika Vainio – Weight [Blast First Petite]
03 Time Is Running Out – Salakapakka Sound System [Self-Released]
04 Szare – Crop Failure [Field Records]
05 R-Zone – Mynheer [R-Zone]
06 Unbroken Dub – Factory Presets Improvisation [Resonance Moscow]
07 Monolake – Invisible [Imbalance Computer Music]
08 Via Maris – Swarm [Livity Sound]
09 Sagat – Body [Vlek]
10 Pangaea – Won’t Hurt [Hessle Audio]
11 Metrist – ??????
12 Albert Van Abbe – Ostinati 09 [Deep Sound Channel]
13 Metrist – Do I Say Something (2014 Stair-Fall Mix) [Unreleased]
14 Moeller & Marcelus – The Fog [Singular Records]
15 Batu – Murmur [Timedance]
16 James Ruskin – Unknown Destination [Blueprint]
17 Herbert Eimert – Klangstudie [Sub Rosa]
18 R-Zone – Hired Guns [R-Zone]
19 Underworld – Bruce Lee (The Micronauts Remix) [Junior Boy’s Own]
20 Bell Riots – Tda Acido [Plius Plius Plius]
21 December – Greed Happiness [Jealous God]
22 Via Maris – Apt [Unreleased]
23 TML – NPC [Always Human Tapes]
24 Metrist – ??????
25 Paul De Marinis – Fonetica Francese [Lovely Music LTD]

Metrist AKA L. SAE AKA Joe Higgins is a Brighton based producer and sound designer. Recent releases include a mini LP on Black Opal (Opal Tapes’ Vinyl outlet) and before this Batu’s Timedance imprint as L.SAE. Curator of Brighton club night Zallogut of whom notable guests include Objekt, Helena Hauff and Pangaea.

TroisCouleurs : Gregg Araki

09/02/2017

TroisCouleurs, le magazine culturel gratuit édité par Mk2, a déniché le pilote de la série « This Is How the World Ends » et le clip de The Micronauts « The Jag », réalisés tous deux par Gregg Araki au tournant du millénaire.
News par Quentin Grosset pour TroisCouleurs :

En 2000, Gregg Araki réalise un pilote pour une série produite par MTV : This Is How the World Ends. Mais à la dernière minute, la chaîne coupe le budget. L’épisode ne sera jamais diffusé et n’aura jamais de suite. Au vu du résultat qu’on a retrouvé pour vous, on pleure un peu en pensant à la série parfaite que ça aurait pu devenir. On y retrouve le regard sexy, trash et stylisé d’Araki sur l’angoisse teen, et son acteur fétiche James Duval (Totally Fucked Up, The Doom Generation…) fait une apparition. Certaines scènes évoquent son film de 1997, Nowhere – la scène d’ouverture de masturbation dans la douche – d’autres Kaboom, sorti en 2010 – il est question d’apocalypse.

En bonus, on vous met aussi ce clip réalisé par Araki en 1999 pour le groupe français The Micronauts. Intitulé The Jag, il montre Nathan Bexton (Nowhere) qui rentre tout défoncé dans un supermarché. Du coup, tout le monde se désape, pour notre plus grand bonheur.

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Gaia And The Sweater

18/01/2017

Barcelona-based fashion magazine Metal, published twice a year in Spanish and English, has posted on its site a new film by French photographer Coco Neuville, with styling by Edem Dossou, starring Gaia Orgeas. The music is an excerpt of one of my new songs as The Micronauts, “Polymorphous Pervert”, to be released later this year. “Gaia And The Sweater”, Tuesday 17 January 2017:

Photographer: Coco Neuville
Stylist: Edem Dossou

Starring Gaia Orgeas (Girl Mgmt)

Assistant stylist: Kenny Germé
Make up artist: Daniela Eschbacher
Hair stylist: Laurent Mole
Digital image technician: Roderick Vasquez
1st assistant photographer: Laurent Gloor
2nd assistant photographer: Diane Brassecasee
Assistant hair stylist: Sergio Villafane

Editing: Coco Neuville
Color grading supervision: Elsy Forsbom (D-Touch Paris)

Music: The Micronauts “Polymorphous Pervert”
Produced by Christophe Monier
℗ Christophe Monier 2017

Shot at Magasins Généraux/BETC Pantin (special thanks to Sylvain Marchand & Marine Mercier), using Leica SL (special thanks to Edyta Pokrywka/LFI)

Clothes: jumpers Acne Studios, trousers Adidas, belt Zana Bayne

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Tsugi : L’Archive du jour

17/01/2017

À l’occasion des 20 ans de la sortie du premier album des Daft Punk, « Homework », Tsugi a déniché dans les archives de l’INA un reportage de France 3 sur la scène électronique parisienne en 1997. J’y étais interviewé dans mon home studio de l’époque, caché sous une capuche et un masque de Star Wars !
« L’Archive du jour : quand France 3 découvrait Daft Punk » par Mathilde Lesaint pour Tsugi, mardi 17 janvier 2017 :

Il y a vingt ans jour pour jour, Daft Punk sortait son tout premier album Homework chez Virgin. […]

Vingt ans plus tard cet album est toujours une référence, autant pour sa perfection que pour l’époque qu’il rappelle : l’âge d’or d’une scène électronique française qui grandit de plus en plus, digne héritière de la house de Chicago, la techno de Detroit et l’acid de Manchester. Chauvin un jour, chauvin toujours, l’électro de France s’appellera French touch.

En trois mois, Homework s’est vendu à 400 000 exemplaires, un chiffre impressionnant dans une époque où la musique électronique n’était pas aussi populaire qu’aujourd’hui et souvent mal vue. Le phénomène fut tel que France 3 avait même consacré un reportage sur les Daft Punk et la « house parisienne » dont faisaient partie The Micronauts et DJ Cam.

https://player.ina.fr/player/embed/PAC9703179275/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/460/259/1

Voir de l’intégralité de cet article sur son site d’origine

Le blog Daftworld a repris l’article et publié la vidéo sur Dailymotion :

Thump: Every Daft Punk Song, Ranked

17/11/2016

Thump US staff published a chart with Daft Punk’s best dance songs ranked. There are 102 and The Micronauts “Get Funky Get Down (Daft Punk Remix)” is #59: “Every Daft Punk Song, Ranked—Yeah, All of Them” on Thump, 16 November 2016.

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