Olivier Degorce – They Came, They Party’d, They Left

24/05/2015

« They Came, They Party’d, They Left », l’exposition de photographies d’Olivier Degorce se déroule du 17 avril au 4 juillet 2015 à la Galerie Intervalle, 12 rue Jouye-Rouve 75020 Paris.

(Mise à jour : une variante de l’exposition est présentée du 24 avril au 4 juin 2016 dans le cadre de la manifestation culturelle « Générations Boum Boum », au Rocher de Palmer à Bordeaux)

Sont exposés et vendus des tirages limités de photographies d’artistes et de soirées de musique électronique, prises en France pendant les années 90. Certaines d’entre elles étaient d’abord parues dans le livre « Normal People » de M&M’s, le duo d‘artistes qu’Olivier formait avec Alexandre Moggi (Crash Éditions, 1998), notamment une photo des Micronauts datant de 1997.

« J’ai atterri dans les premières soirées acid house vers 1987-88 à Paris. J’avais 20 ans. Ce fut un véritable choc. Cette musique n’avait aucun équivalent dans ce que ma génération avait pu entendre jusque là. Quand le phénomène des raves s’est accentué, je suis allé en soirée toujours muni d’un appareil de poche. Prendre des photos était une façon de garder une trace de ces moments uniques. J’étais là au bon moment et certainement le seul à photographier de manière systématique. Collecter des portraits de personnes jouant des disques pressés seulement à 100 ou 500 exemplaires, des vinyles sans pochette, sans visuel, me fascinait. Il y avait vraiment un truc paradoxal dans le fait de faire ces photos parce qu’on était tous là incognito, autant le public que les DJs qui se moquaient bien d’être vus ou regardés. Ces fêtes étaient totalement underground, leur organisation interdite. Ces images ont été réalisées dans des endroits qui pour la plupart n’étaient pas dédiés à la fête (entrepôts désaffectés, friches industrielles, péniches, sous des ponts de Paris). Le côté “on vient comme on est” contrastait avec les apparats des tenues des boites de nuit alors en vigueur. Je suis rarement revenu d’une soirée avec plus de quinze photos, deux ou trois d’un DJ, parfois une seule. Aucune retouche numérique n’a été effectuée, ni aucun recadrage. Ces images sont montrées telles qu’elles ont été prises. » (Olivier Degorce, Paris, 2015)

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