YouTube censure

02/05/2011

La vidéo ci-dessus, que je viens, contraint et forcé, d’uploader sur Vimeo, a été censurée pour la deuxième fois par YouTube.

Voici le message qui s’affichait et m’empêchait d’accéder à mon compte, jusqu’à ce que je clique sur le bouton « I Acknowledge », acceptant ainsi la sentence et en reconnaissant le bien-fondé, sans le moindre recours (cliquer pour agrandir) :

Le texte dit :

Most nudity is not allowed on YouTube, particularly if it is in a sexual context. Videos that are intended to be sexually provocative are also generally not acceptable for YouTube. There are exceptions for some educational, documentary and scientific content, but only if that is the sole purpose of the video and it is not sexually gratuitous.

Your account has received one Community Guidelines warning strike, which will expire in six months. Additional violations may result in the temporary disabling of your ability to post content to YouTube and/or the termination of your account.

Il s’agit du « making of » du vidéoclip de « Reaction ». Pourtant un « making of » a bel et bien valeur éducative et documentaire, comme le rappelle Wikipédia. Et celui-ci n’a rien de sexuellement provoquant ni gratuit : il montre ni plus ni moins comment ont été tournées les images du vidéoclip. Mais rien n’est proposé pour faire appel de la décision de YouTube. Au contraire j’ai été obligé d’avouer, sous peine de perdre mon compte, tout le travail accumulé et l’accès à un quasi-monopole de diffusion. L’arbitraire bureaucratique d’une World Company dans toute sa splendeur…

Le vidéoclip lui-même, réalisé par Danakil en 2007, a aussi été censuré maintes fois par YouTube. Inlassablement des fans dévoués, l’équipe de tournage ou moi-même, nous avons pris le risque de remettre en ligne les vidéos incriminées.

Tant pis si le temps perdu, les hyperliens cassés et les compteurs de vue remis à zéro rendent inefficaces ces outils promotionnels essentiels et coûteux.

Tant pis si des propositions artistiques sont supprimées du débat culturel.

Tant pis si les géants informatiques américains imposent au monde, dans un silence assourdissant, leur puritanisme réactionnaire, encourageant ainsi la répression sexuelle à l’origine de toutes les perversions et violences sexuelles. Être choqué par la vue d’un bout de sein révèle une haine profonde des femmes et de la nature. C’est une maladie mentale.

Au lieu de favoriser les courtisans et les imposteurs à coup de subventions, ou de protéger les médiocres derrière des quotas, le ministère de la culture serait mieux inspiré de défendre les artistes d’ici contre les formes modernes de censure.

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